Et si on s’autorisait ?

S’empêcher. Se brider. Se contenir. Se priver. Se censurer. Se retenir.
De dire. De faire. De ressentir.
Pour se protéger ? Pour se préserver ?
Sans même s’en rendre compte. Par mécanisme.

Et si finalement, on se faisait plus de mal que de bien en réagissant ainsi ?

Trop souvent, on a envie, mais on n’ose pas. On voudrait, mais on ne se permet pas. Et on se dit “Peut-être que ça va faire mal… peut-être que c’est trop… peut-être que c’est trop tôt…”. Peur de se tromper. Peur du regard des autres. De ce qu’ils pourraient penser. De la façon dont ils le recevraient.

Et pourtant, trop souvent, on regrette. De ne pas avoir tenté, de ne pas avoir risqué, de ne pas s’être lancé. Et on se dit “Si j’avais su… j’aurais dit… j’aurais fait…”. Mais c’est trop tard.
Trop tard, c’est tellement bête !

Alors trop tôt ? Trop tard ?…
Si tout ça n’était qu’un réflexe d’autoprotection finalement limiteur de bonheur potentiel ?
Si on s’accordait plutôt le droit de laisser parler sa spontanéité ?
Si on se laissait un peu plus guider par nos envies, sans les tuer avant même de les avoir exprimées ?

Je crois qu’écouter ses envies, faire ce que l’on a envie, au moment où on en a envie, c’est essentiel.
Tu as envie de voir quelqu’un, de dire quelque-chose à quelqu’un ? Fais-le.
Tu as envie de te lancer dans quelque-chose, d’entreprendre quelque-chose ? Fais-le.
Ne te retiens pas. Ne t’empêches pas. Ne te censure pas. Exprime-toi. Fais. Dis. Saisis l’instant.
Qu’est-ce que tu risques ?

Le risque c’est plutôt d’attendre, de repousser, d’enfouir. Ce que tu sens, ce que tu veux, ce que tu penses. Car tout ça, ça existe maintenant. Alors laisse-le être. Pourquoi attendre ?
On ne sait pas de quoi sera fait demain… peut-être que demain tout aura changé, peut-être que demain tout sera différent. Et ce qui aurait pu être aujourd’hui, ne pourra plus être demain. Alors pourquoi risquer de ne pas vivre aujourd’hui ? Pourquoi risquer de perdre aujourd’hui demain ?

On a trop tendance à se dire « On a le temps » pour justifier notre inaction. Mais, on n’a pas le temps. Le temps ce n’est pas quelque-chose que l’on peut avoir, que l’on peut posséder, que l’on peut maîtriser. Le temps ça glisse, ça file et ça change tout. Le temps, c’est furtif. Le temps c’est éphémère. La vie est éphémère. Tout est éphémère. Le soleil, la pluie, les sourires, les larmes, le beau, le moche, le bon, le mal, les sensations, les sentiments, les instants… Alors pourquoi ne pas les accueillir, les accepter quand ils sont là ? Pourquoi ne pas les exprimer quand ils sont là ? Pourquoi ne pas les vivre pleinement quand ils sont là ? Pourquoi ne pas profiter de ce que l’on ressent, de ce que l’on vit sur le moment ? Spontanément. Là. Maintenant.

Et si finalement, on s’autorisait ?

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Et si on s'autorisait ?
Crédit photo : Ludovic Letot

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